Elite Dangerous : Impression bêta

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Elite Dangerous est une simulation spaciale développée et éditée par Frontier Development. Actuellement dans sa deuxième phase bêta, le titre n’est pas attendu en version finale avant la fin 2014.

Petit phénomène dans le milieu depuis quelques mois, Elite Dangerous commence petit à petit à faire parler de lui en dehors, la phase de bêta n’ayant qu’accéléré les choses. De plus, la présence de David Braben aux commandes, père de la série Elite débutée il y a 30 ans exactement, n’y est pas étrangère.

Note : des vidéos sont prévues mais pour un meilleur confort, tant pour vous que pour moi, j’attends ma nouvelle configuration (GTX 970).

Concept :

Particulièrement à la mode, la simulation spatiale revient véritablement sur le devant de la scène avec deux gros mastodontes, Star Citizen et Elite Dangerous. Si tous deux ont été (respectivement ici et ) financés par les joueurs (en partie seulement pour Elite) et le sont encore, le second est bien plus avancé et se rapproche à grand pas de sa version finale.

Plus « réaliste » et moins « Star Wars-esque » que Star Citizen, Elite Dangerous est avant tout une ode à la liberté et à l’exploration. Pour faire simple, on vous lâche dans l’univers à bord de votre petit vaisseau (pour l’instant environ 500 systèmes) où vous faites littéralement ce que vous souhaitez.

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Si le jeu vous oriente bien gentiment vers le commerce (ce que j’ai fait prioriairement), libre à vous de devenir chasseur de primes, pirates ou même à terme, via la bêta 3, mineur. N’espérez toutefois pas vous balader à pied et atterrir sur les nombreuses planètes, cela ne viendra qu’après la sortie officielle.

Maintenant que vous êtes au courant, passons à des points nettement plus importants.

Bons points :

  • Son caractère « scientifique » :

S’il s’agit bien évidement d’un jeu vidéo, il faut reconnaître que Frontier a fait un gros travail sur toute la partie scientifique du jeu. N’ayez crainte, il ne s’agira pas de vous noyer sous les données mais plutôt d’avoir un univers cohérent et crédible. Ainsi, les nombreuses stations en orbites possèdent des dimensions « réalistes » et se basent sur des recherches actuelles. Elles sont par exemple en rotation pour amener une force fictive de Coriolis et ainsi simuler une gravité artificielle. Un must-have pour les amateurs !

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On notera aussi l’ambition d’avoir pas moins de 400 milliards de systèmes à terme … rien que ça. Si ceux-ci seront générés de manière aléatoire, il faut savoir qu’ils correspondent à des réalités physiques, tant dans les trajectoires des planètes que des caractéristiques propres du système. Les explorer est même un élément de gameplay. Devenir aventurier de l’espace, qui n’a jamais rêvé de ça !!!

Ce parti pris réaliste amène peut-être à des vaisseaux moins impressionnants et agréables à l’oeil que sur un Star Citizen.

  • L’ambiance générale – Interface :

Sortir à pleine vitesse de l’hyperespace et tomber nez à nez avec une étoile gigantesque est quelque chose de particulièrement impressionnant, de même que l’arrivée face à une station orbitale immense. Reste à trouver l’entrée …

Elite Dangerous mise donc tout sur des éléments forts et particulièrement marquants. Entre ceux-ci, il n’y aura que le vide intersidéral et sa jolie petite interface. Le titre de Frontier fait en effet l’économie de menus incongrus et souvent en décalage avec l’univers (titre Ubisoft …) pour nous proposer une interface dans le vaisseau clairement calibrée pour la réalité virtuelle (Oculus Rift par exemple). Ainsi, tourner la tête à gauche ou à droite (via le clavier ou un trackIR) vous ouvre des menus directement dans le cockpit. Il faut en effet savoir que le cockpit de votre vaisseau sera votre deuxième maison puisque vous n’en bougerez pas. Si de prime abord, cette interface est déstabilisante, chaque menu tombe finalement très rapidement sous la main. Elle se révèle même être l’atout principal d’Elite, tant pour l’immersion que pour son ergonomie.

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  • Musique :

Peu présentes en jeu malheureusement, les musiques d’Elite Dangerous sont toutefois d’excellentes factures et pourraient même tenir la dragée haute face à certaines OST de film. Tournées vers les orchestrations fortes de cuivres, elles donnent ce sentiment de puissance sans néanmoins tomber dans le too-much. J’espère en entendre plus durant mes parties.

Après avoir fait quelques éloges, il reste à parler des quelques points négatifs.

Mauvais points :

  • L’accessibilité au débutant :

Comme vous l’aurez compris, Elite Dangerous propose un monde riche et plutôt complet. Il ne sera ainsi pas question de faire n’importe quoi. Par exemple, ne pas demander l’autorisation avant d’apponter dans une station est synonyme de mort (détruit par la station) ou essayer de se la jouer PGM avec son petit Sidewinder risque de vous coûter très cher.

Elite Dangerous propose donc une courbe d’apprentissage très longue et ne nous tiendra presque jamais par la main.

S’il ne s’agit pas d’un point négatif, il faut avouer que le jeu n’est pas très enclin à vous donner quelques détails, notamment sur les différents contrôles. Ainsi, si les tutoriels vous expliqueront les bases, ils seront bien trop succincts, d’où ce « mauvais point ». Je vous conseille donc de regarder des vidéos, de poser des questions sur les forum, etc. pour progresser et réellement s’amuser.

  • L’absence réelle d’objectif – la lassitude :

Je vous l’avouerai, Elite n’est clairement pas le titre le plus dynamique au monde. Voyager dans l’espace à ce petit côté sensationnel mais une lassitude viendra sans doute se pointer, surtout au début où vous êtes bien pauvre dans votre petit vaisseau. Si vous vous placez des objectifs, elle n’arrivera peut-être pas. Au final, il me reste peut-être juste à trouver ma tâche favorite (commerce, contrebande, mercenaire, exploration …) dans l’univers. A chacun son métier !

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  • L’aspect social :

Pensé principalement pour le multijoueur, une partie solo est néamoins présente. Si ces deux modes ne sont pas dissociés, ce qui fait grincer quelques dents, ce n’est pas réellement cet aspect qui me gêne. C’est plutôt toute la dynamique sociale complètement à l’écart, du moins hors combat. Vous pouvez ainsi très bien jouer pendant des heures sans réellement vous rendre compte que d’autres joueurs sont là ou tout simplement les ignorer. Discuter sur les prix des marchandises avec des inconnus, rentrer à la limite dans du rôleplay, serait tellement jouissif sur le jeu. Avec de la chance, cette dimension de socialisation s’étendra avec les bêtas à venir et surtout via la sortie finale du titre.

  • Trouver l’entrée des stations !!!

Sur certaines stations orbitales, trouver l’entrée pour son vaisseau peut devenir vraiment énervant, surtout pour un débutant. On se retrouve à s’approcher, et même à se faire planter, pour tenter d’arriver dans cette jolie station. Peut-être que je m’y prends mal, mais cela m’amuse de voir que dans le futur, les entrées ne seront pas mieux signalées …

Appréciation globale :

Avec son univers presque infini, son côté immersif à souhait et les nombreuses promesses des développeurs, Elite Dangerous a le potentiel pour marquer l’année 2014 et les joueurs. Se balader dans l’espace est un rêve propre à bon nombre d’entre nous et Elite Dangerous pourrait bien le résoudre à sa manière. Il reste néanmoins quelques points en attente, notamment sur la redondance du gameplay pour réellement me forger un avis tranché. Pour le moins, Elite Dangerous est déjà bien agréable et plutôt fun.

TB

  • Images :

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