Watch_Dogs 2 : Le test par Azzertyran

Watch_Dogs 2 est un jeu d’action/aventure, d’infiltration, open-world GTA-like développé par Ubisoft Montréal et édité par Ubisoft, sorti initialement le 15 novembre 2016 sur PS4/XboxOne, et le 29 pour sa version PC. Il s’agit de la version testée, avec une manette de 360.

Ce test a été réalisé à partir d'une clé fournie par l'éditeur. 

Introduction :

Bon, après moult soucis avec Uplay, cette belle (#ironie) plateforme d’Ubisoft (pour concurrencer Steam … y a du boulot !), j’ai enfin pu jouer à Wach Dogs 2. Il était temps ! D’où la date de sortie de ce test qui s’est trouvée retardée à cause de mes péripéties. Merci en tout cas au SAV d’Ubisoft, qui, il faut le reconnaître, a bien assuré le coup ! Après dix jours d’attente, je peux enfin jouer au jeu ! Et ça, c’est beau les amis.

Il est vrai que j’avais assez hâte de jouer à ce deuxième opus de cette licence lancée en 2014. Le premier m’avait bien plu mais m’avait laissé un goût un peu bizarre dans la bouche, comme une impression de joie mêlée à de la déception. Comme s’il y avait eu beaucoup de promesses faites et beaucoup de non-tenues également, tel un politicien qui fait campagne. J’avais pris du plaisir, oui, mais celui-ci n’était pas au maximum ! Et donc c’est dans un sentiment de joie mais aussi de méfiance que j’ai lancé Watch Dogs 2, et je ne suis nullement déçu.

Mais avant de faire ce test, je vais un peu expliquer la base de Watch Dogs, Watch Dogs késako ? Dans quel contexte se place le 2 ? Et bien Watch Dogs 2 a globalement le même contexte que le 1. Vous incarnez un personnage, roi de la débrouille et du hacking via son smartphone, qui a pour objectif d’en foutre plein la tronche à Blume, l’entreprise « Big-Brotherienne » de surveillance/sécurité à l’origine du CTos, un programme qui surveille, soi-disant, la population, mais qui, surtout, collecte des tas d’informations et de données sur les habitants de San Francisco (l’histoire se déroule à SF pour le 2 et à Chicago pour le 1), afin, on le sait, de vendre en échange de gros sousous ces millions de données à des grandes entreprises. Voila. Vous connaissez maintenant le gros de l’histoire. C’est pas bien compliqué et ça ne l’a jamais été dans cette licence. Mais j’y reviendrai dans la partie scénario de ce test.

Avant qu’on attaque les choses sérieuses, laissez-moi vous dire que je suis vraiment très content d’incarner dans cet opus un autre personnage que cette grosse larve atone d’Aiden Pearce. Ici point de dépressif à l’esprit vengeur, on incarne Marcus Holloway, un jeune black hacker activiste et charismatique (ça fait beaucoup pour un seul homme !) qui va rejoindre l’organisation Dedsec afin de, on l’a déjà dit, contrecarrer l’entreprise Blume et informer la population de leurs vraies attentions. Pearce était l’absence totale de charisme, Holloway est tout le contraire, la joie, l’humour (potache) et, comme disent les jeunes, le swag ! Un bon point pour Ubi, un !

Maintenant, c’est l’heure du test, poursuivez la lecture en ma compagnie si l’hacker vous en dit ! En avant !

Test :

Pour rappel, les parties Gameplay, Graphismes, Bande-son/scénario (moitié pour chaque) et Scénario sont notées sur /5. Le test final est noté sur /20 et cette note reste une appréciation globale du titre et non une moyenne arithmétique. 

Gameplay :

Le premier épisode avait de gros soucis dans différents domaines, notamment dans le gameplay des véhicules. Donc, rassurons-nous tout de suite d’une de mes grosses inquiétudes : oui, la conduite est nettement plus agréable dans ce Watch Dog 2. On a enfin l’impression de conduire une moto quand on conduit une moto, et non pas un poids lourd peu importe le véhicule choisi. Il y a une vraie sensation de vitesse sur les véhicules, la conduite devient agréable, on en redemanderait presque !

 Le jeu se joue au clavier ou avec une manette, il n’y a pas de soucis autre que le joueur en lui-même. Si vous êtes comme moi vous allez galérer à la manette mais encore plus au clavier, mais on ne peut pas en vouloir au jeu, c’est juste moi qui ne suis pas très adroit. Il n’y a pas de nouveautés réelles par rapport au 1 et c’est très bien comme ça car pourquoi changer quand cela fonctionne ?! Enfin si, une, majeure même, mais sans grande difficulté pour le joueur : la conduite d’un drone terrestre et aérien. C’est fun et ça peut être vraiment utile pour certaines activités.

C’est toujours aussi génial de pouvoir jouer avec la technologie. Ce côté high-tech est épatant ! C’est comme dans le 1 mais en encore mieux. Se balader dans la map, interagir avec les portables des gens, avec les caméras, avec tous les bidules électroniques n’a jamais été aussi bon. L’aspect technologique est un régal pour le gamer que je suis.

Un point négatif que je tiens à signaler, mais qui existait déjà dans le premier : je n’aime pas cette idée de couverture quand on appuie sur une touche près d’un mur, d’un rebord ou autre, je trouve cela trop dirigiste et j’aurai aimé pouvoir sauter, m’accroupir, me cacher quand je le souhaite et où je le souhaite. On est dans un pays libre non mais oh !

Note :

Graphismes :

Bon, j’ai un très bon ordinateur, donc sans surprise, oui, le jeu est assez splendide. Moi, ce type de jeux, les open world GTA-like ça m’éclate, j’adore ça et encore plus quand ils sont aussi beaux comme celui-ci. La version PC de ce second opus est beaucoup mieux optimisée que celle du premier jeu. Ici le jeu est attrayant et peu importe votre machine. Certes vous aurez moins de détails avec un PC moins bon mais vous pouvez tout de même avoir quelque chose de très convenable sans avoir une bête de guerre. Petit tips de gamer : si vous enlevez l’occlusion ambiante, vous gagnerez beaucoup de FPS !

Le jeu est ici très coloré, l’ambiance est chaleureuse, chatoyante. La modélisation de San Francisco, de la Silicon Valley et alentours est vraiment réussie. Le level-design est très bon.  Ça grouille de vie là-dedans façon GTA et c’est très bien ! On y manque de rien. Y a à boire et à manger pour tout le monde. On sent de la part des développeurs que l’hacker y est !

Note :

Bande-Son/Scénario :

En ce qui concerne les bruitages et la musique, il n’y a pas grand-chose à dire. L’ambiance sonore est la même que visuelle : très bonne ! Les bruits sont réalistes et marqués, mention spéciale pour les bruits des véhicules qui peuvent parfois être assourdissants.

La musique est sympathique aussi, à force de se balader et d’arpenter la map, on débloque de nouveaux morceaux divers et variés. Ce point ci est original. Après, à pied ou en véhicule, on peut écouter de la musique à l’aide de notre portable à tout faire.

Note :

Je reviens ici sur le scénario et l’écriture en général du jeu. Cette licence n’a jamais eu pour but de révolutionner le genre et ça se sent. L’écriture est légère même si c’est satisfaisant. Le jeu est beaucoup plus gai dans ses dialogues, dans son ambiance que le premier opus qui était, avouons-le, plutôt morne et terne (notamment à cause de ce triste Pearce). Ici on plaisante facilement, on a à faire à des personnages caricaturaux qui ont des dialogues qui le sont tout autant. Mais on se laisse porter agréablement au fil du jeu.

C’est un peu dommage parfois car le jeu se veut critique, acerbe envers notre société mais ne va pas jusqu’au bout. Cela donne une aventure un peu engagée mais surtout décalée de par le ton général employé, il y a beaucoup de références, de mélanges de genres, de parodies.

Sur ce point-là, sur l’engagement et l’implication, Ubisoft reste tout de même derrière Rockstar. Marcus, que l’on incarne, possède une écriture qui sied grée au ton général du jeu, il est fun, il est drôle. On peut dire clairement qu’il met l’hacker à l’ouvrage !

Dernier point que je souhaite aborder, une critique : le jeu souffre de qu’on appelle une dissonance ludo-narrative, c’est-à-dire une différence entre ce que le jeu propose de faire et ce que le jeu raconte. En effet, le jeu parle de surveillance de masse, de sécurité ultra-renforcée, d’un San Francisco archi épié, où le moindre geste est enregistré mais notre Marcus, lui, peut semer les policiers très facilement, peut voler n’importe quel type de véhicules sans se faire chopper, se sert des caméras à sa guise, il est comme un poisson dans l’eau et ce n’est pas très logique. Mais cela, évidemment, nous simplifie grandement la tâche et je dois avouer que j’aime me balader dans cet univers sans être observé et tabassé de partout tout le temps.

Note :

Durée de vie :

Qu’on se le dise : il y a de quoi faire niveau durée de vie ! Au programme : des missions principales, des missions secondaires, des tas d’objectifs  « tertiaires » permettant d’avoir des followers (c’est l’xp du jeu, à chaque succès on remporte des followers sur le compte de Dedsec), de l’argent ou autre. San Francisco, sa baie et le reste de la map sont vraiment très fournis. C’est un terrain de jeu formidable où tout est propice à l’exploration, à la promenade, à la pérambulation. J’aime.

De plus, la map se prête parfaitement à tous les nouveaux outils technologiques de Marcus, notamment l’utilisation des drones qui vous permettront de vous sentir encore plus libre. La liberté d’action et d’approche données sont très satisfaisantes si vous aimez comme moi la liberté (« Looking for Freedom » comme chantait David Hasselhoff en 1989 !).

Note :

Optimisation – Interface – options graphiques :

Comme dans le premier opus, on regrette les soucis de clipping et d’aliasing. Cela s’avère assez dommage à la longue sans impacter gravement l’expérience de jeu.

Le jeu est, comme indiqué dans la partie  « graphismes » plutôt bien optimisé. Certes, il est préférable d’avoir une machine de guerre, mais si vous enlevez quelques petites options par ci par là (et notamment l’occlusion ambiante ou la synchronisation verticale !), vous pourrez avoir une qualité tout à fait satisfaisante à 60 FPS pour une machine plus modeste. Après, il faut respecter les recommandations du jeu. Je vous recommande d’ailleurs personnellement le site « Can You RUN It ? » pour tester votre machine, votre configuration afin de voir si le jeu tourne convenablement.

L’interface est simple, épurée (de pommes de terre) et c’est très bien. Cela suffit amplement afin de s’y retrouver : la map, les objectifs et c’est marre ! La santé, comme pour le 1, on ne la voit pas. Plus l’on s’approche de la mort et plus l’écran devient rouge, ensanglanté.

Pour les options graphiques, il n’y a pas grand-chose à dire : tout est présent comme dans tous les gros jeux actuels. Vous pouvez vous faire une configuration à la carte. Cet aspect-là est au poil.

Note :

Conclusion :

Le premier opus était un bon jeu mais avec plein de déceptions. Moi, Azz le gamer et Azz le critique, attendais donc beaucoup de ce deuxième jeu. Je n’ai pas été déçu de manière forte une seule fois. Certes, il y a des choses qui ne vont pas par ci par là, des collisions en véhicules particulières, une histoire agréable et légère mais peut-être trop certaines fois, un Marcus cheaté au corps-à-corps, des incohérences dans l’open-world m’enfin rien de véritablement perturbant. Le jeu est très bon et on sent que les développeurs ont mis les bouchées doubles pour satisfaire tous les déçus du 1 (dont moi !). Rockstar n’a toujours pas de concurrent en ce qui concerne l’open-world mais, avec ce jeu et j’espère Ghost Recon Wildlands, Ubisoft les talonne et à la volonté claire de les dépasser, du moins les égaliser. Il reste du boulot m’enfin en tout cas Watch Dogs 2 est une très bonne réussite de fin d’année et rattrape les défauts de son ainé. Continuez ainsi et l’excellence sera pour le 3 !

  • Vidéo test :

  • Images :

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Plateformes PC, PS4, XboxOne
Développeur Ubisoft Montreal
Editeur Ubisoft
Date de sortie 15 novembre 2016 (consoles) – 29 novembre 2016 (PC)
Prix (Steam – Amazon) 59,99 € – 39,57€
Configuration recommandée Windows 7-8-10, Intel Core i5 3470 @ 3.2 GHz, 8 Go de RAM, NVIDIA GeForce GTX 780, 50 Go d’espace libre

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