Hearthlands : Présentation par Azzertyran

Chère Maman,

J’ai décidé aujourd’hui, après plusieurs mois de silence, de prendre ma plume pour t’écrire cette petite lettre. Désolé de ne pas t’avoir écrit plus tôt, mais tu sais ce que c’est, la vie tout ça… Le temps a passé doucement, l’eau a coulé sous les ponts et de nombreuses choses me sont arrivées. Je profite de cette missive pour te les raconter. Du moins, t’en raconter déjà une, qui m’a beaucoup marquée. J’ai nommé cette partie de ma vie Hearthlands. Oui : je préfère l’anglais pour résumer cette partie de ma vie, c’est plus stylé.

Tout a commencé alors que l’on m’avait choisi pour être le Roi d’un peuple. Et ouais, j’ai toujours su que j’avais du potentiel, toi et Papa m’aviez souvent encouragé et je ne vous remercierai jamais assez d’avoir cru en moi. J’étais donc devenu le chef d’un peuple fort et courageux et j’avais la lourde charge de construire un royaume dans un endroit paumé. J’ai choisi un endroit bien pour débuter, proche toutes commodités, avec une forêt, un coin à champignons (des rouges à pois blancs…les meilleurs !) et plus loin une bonne petite carrière de fer et de charbon. Je vais te dire ma petite Maman, quand on doit construire une cité, vaut mieux être proche des matières premières sinon on galère ! Parole de scout, tu peux me croire !

J’ai donné mes premiers ordres : « Construisez des maisons, il faut de la main d’œuvre nom de dju ! ». Car oui, je ne t’apprends rien, mais il faut évidemment des gens pour occuper les différentes places : bucherons, agriculteurs, éleveurs… Les premières maisons ont été construites et des gens sont venus y loger par groupe de 4 dans chaque baraque. Il a fallu ensuite construire des bâtiments de production, pour produire des ressources nécessaires à la vie de mes citoyens. J’ai commencé par faire construire les bâtiments de première nécessité : cabanes de bûcherons près des arbres pour récolter du bois, fermes pour avoir des bons petits navets (oui je sais c’est navrant), herboristes et apothicaires près des champignons pour faire des médicaments contre la Peste (on était dans un bled paumé, y avait encore la Peste, c’était dangereux !), entrepôts pour stocker les ressources, et maisons de colporteurs pour distribuer les ressources aux bonnes gens.

En un mois de boulot, j’avais une bonne base. Des habitations avec des gens heureux d’avoir des ressources pour vivre et un travail. Mais, malgré ma réussite du début, il ne fallait pas s’endormir sur ses rosiers, parce que bon, ça pique un peu ! Surtout que les habitants, pour être encore plus heureux et donc copuler comme des petits fous (et agrandir la maison pour accueillir ces nouveaux venus), avaient des besoins de plus en plus exigeants : au début la nourriture, puis les médicaments, puis l’alcool, puis des meubles, puis de la décoration etc. Il fallait qu’en tant que bon roi, je les contente. Plus j’avançais et plus j’avais de choses à faire ; mon chambellan me conseillait de lancer la construction de tas de bâtiments. J’ai ainsi fait une fabrique de cidre, une scierie, une charpenterie, j’ai construit des lieux sympas un peu partout pour enjoliver la ville… Il fallait respecter la suite logique de production : faire une ferme d’élevage pour avoir des porcs et donc de la viande, faire un fumoir pour traiter la viande et la rendre comestible, avoir toujours des colporteurs pour la distribuer aux gens ou aux bâtiments de production supérieurs… Les colporteurs étaient très importants dans ce royaume Maman. Il permettait le bon acheminement des ressources vers les gens et vers les bâtiments qui les utilisaient. Par exemple pour faire des meubles il fallait des planches, pour faire des planches il fallait une scierie et du bois et pour avoir du bois il fallait des bucherons. Ça paraît logique dit comme ça mais ça demande toute une organisation précise et minutieuse ! L’embrouillage n’était jamais loin, et l’échec avec.

Une fois toutes ces tâches primaires et moins primaires terminées, je me suis rendu compte que les terres du royaume n’étaient pas toutes jolies et paisibles, il y avait des coins infestés de monstres et ceux-ci pouvaient me tomber sur le coin de la tête à n’importe quel moment. J’ai donc pris la décision de constituer une armée digne du grand Roi que j’étais. Encore une fois, tout était question de logique bien pensée : il fallait une caserne (plusieurs sortes existaient avec différents types d’unités). Et dans cette caserne les troupes se formaient et s’entretenaient (ça coûtait de l’argent chaque mois). Mais pour cela, il fallait des ressources et d’autres bâtiments de production, d’armes et d’armures cette fois-ci. J’ai donc refait un quartier pour avoir de la main d’œuvre, je me suis occupé de leur satisfaction et hop, au boulot pour fabriquer du matos pour l’armée ! Lances, haches, armures, arc, flèches, y avait de tout. J’ai même pu faire des cochons de guerre. Ils étaient graves cools et ressemblaient un peu à Papa. En moins gros. Je le précise même si tu l’avais, j’espère, compris : pour faire des armes et armures il fallait surtout du fer et une forge et c’est donc à ça que mes mines de charbon et de fer allaient servir. Après cette constitution de troupes, j’ai pu régler le compte à ces vils gredins de trolls, fantômes et squelettes et j’ai pu asseoir mon emprise sur le continent.

Voilà ma tendre et chère Maman. Je pense avoir résumé ma dernière aventure en date. C’était vraiment une très bonne expérience et j’y reviendrai sans sourciller si on me le proposait. C’est tellement compliqué d’être Roi, il faut tout construire, tout gérer, il y a des milliers de petits détails que je n’ai même pas abordé, comme s’occuper de la diplomatie, de la magie etc. Mais qu’est-ce que c’est grisant tout de même de voir son royaume bien portant. Ah la la…Ce fut un véritable plaisir. Même si sur certains aspects j’avais l’impression soit de faire un rêve soit d’être dans un jeu. M’enfin.

Sur ce, je t’embrasse ma petite Maman douce comme une peau d’abricot. J’espère que Papa et toi allez bien et que la vie suit tranquillement son cours. Je rentre bientôt normalement.

Tendres baisers,

Azzy, votre prince bien-aimé.

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