Stellaris : Le test

Stellaris Logo

Stellaris est un jeu de stratégie spatiale développé et édité par Paradox Interactive. Il est disponible sur PC depuis le 9 mai 2016.

Ce test a été réalisé à partir d'une clé fournie par l'éditeur. 

Introduction :

Lorsque Stellaris fut annoncé, je fus relativement surpris et plutôt intrigué. Il faut dire que les développeurs, Paradox Interactive, étaient plutôt connus pour leurs jeux stratégiques historiques (Crusader Kings, Victoria, Hearts of Iron, …). Les voir dans la science fiction était surprenant et j’émettais quelques doutes sur la façon dont ils allaient aborder la chose.

La meilleure des façons de le faire, et c’est ce qu’ils ont fait, était de capitaliser sur leur savoir-faire. Stellaris est donc un mix 25%-75%, si on devait le chiffrer, entre Crusader Kings II et Europa Universalis IV.

Mais au final, qu’est-ce que ce Stellaris ?

Si vous avez lu les premiers carnets de développement que j’ai traduits (voir ici), vous le savez sans doute mais pour les autres, je vais revenir rapidement sur le concept.

Stellaris vous propulse donc à la tête d’un empire spatial en 2200, juste après votre découverte du voyage supra-luminique. A vous les voyages entre systèmes et surtout, la découverte d’autres races aliens. Forgez des alliances, développez vos colonies et votre monde natal, partez en guerre, un bon petit 4X en somme (exploration, expansion, exploitation et extermination).

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Que vous soyez humains (mammaliens), arthropodes, molluscoides, … le concept reste dans la même veine mais chaque partie est différente puisque les traits de votre dirigeant et de vos scientifiques (voici la partie Crusader Kings II) auront une influence sur votre empire, de même que vos idéologies. Etes-vous xénophobe ? Pacifiste ? Va-t-en-guerre ? Les possibilités de Stellaris sont vraiment très intéressantes et diversifiées. C’est donc un excellent point pour le titre 🙂

Test :

Pour rappel, les parties Gameplay, Graphismes, Bande-son/scénario (moitié pour chaque) et Scénario sont notées sur /5. Le test final est noté sur /20 et cette note reste une appréciation globale du titre et non une moyenne arithmétique. 

Gameplay :

Stellaris est en fait articulé autour de deux ressources, les minerais et l’énergie. Il évite ainsi toute une partie micro-gestion pour rester sur du wargame, comme Europa Universalis IV dans son genre.

Si votre planète natale, divisée en différentes cases pour les constructions (raffinerie, mine, centrale, champs, …) vous aidera au début, bien vite, il faudra commencer à analyser les systèmes environnants et exploiter les planètes et astéroïdes de ceux-ci. Stellaris se découpe en effet en systèmes qui contiennent chacun des corps célestes et une étoile. Certain vous proposeront des minéraux qu’il faudra extraire avec une mine en orbite. Malheureusement, cette mine consomme … des crédits énergétiques en entretien ! Vous l’aurez compris, il sera dès lors obligatoire de jouer efficacement pour ne jamais entrer en déficit surtout que d’innombrables éléments consomment ces crédits (armées, station de recherche, …).

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Stellaris, avec seulement deux ressources, arrive donc à se montrer très intéressant et surtout très prenant dans sa partie exploration. Trouver le système idéal est gratifiant. Mais faut-il encore pouvoir le revendiquer ! Il faudra ainsi construire des avant-postes pour délimiter votre empire.

Tout ceci peut sembler bien compliqué à un débutant mais Paradox a pris l’initiative d’intégrer un didacticiel plutôt discret qui viendra gentiment vous guider sur les éléments importants à effectuer.

Les planètes recèlent aussi les trois ressources nécessaires pour les recherches scientifiques. Celles-ci sont en effet divisées en trois catégories distinctes (sociétale, ingénierie et physique). Chaque mois, en fonction de vos choix, les recherches avancent et surtout en fonction des points que vous avez récoltés dans la galaxie. Donc, au-delà de l’aspect purement économique (minerais, crédits énergétiques), vient s’ajouter une dynamique purement scientifique avec d’innombrables recherches différentes.

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Pour la partie militaire, vous aurez l’occasion de choisir les modules de vos vaisseaux et donc faire des corvettes plus orientées défense ou attaque. Par contre, les batailles sont automatisées et se dérouleront sous vos yeux. Ne vous attendez donc pas à une micro-gestion des armées mais plus à une personnalisation des vaisseaux afin de mieux gérer les défenses ennemies.

Stellaris reste ainsi assez classique dans sa mise en oeuvre mais reste très plaisant à jouer. Voyez-le plutôt comme un joli tout qui se tient dans son gameplay et qui à aucun moment se fracturer. C’est donc un gameplay très ficelé que les développeurs nous offrent. On n’échappera pas à quelques soucis d’IA, notamment pour les alliés, mais les empires étrangers sont bien vivants et viendront rapidement vous ennuyer, de quoi oublier ces quelques petits défauts.

Note :
Gameplay4

Graphismes :

Espace oblige, Paradox Interactive a du revoir son moteur de jeu pour nous fournir des planètes et des étoiles agréables à regarder. Et personnellement, j’ai été surpris de la transformation du Clausewitz Engine, moteur emblématique du studio.

Le tout reste très fluide et relativement agréable à regarder. Comme les autres productions des Suédois, il ne faudra pas aller chercher l’explosion d’effets, ni avoir sa mâchoire décrochée mais Stellaris reste plaisant à regarder pour un wargame.

Les combats bénéficient, pour la première fois, d’une véritable représentation. On voit donc nos jolis vaisseaux tirer leurs missiles à fusion nucléaire et surtout nos boucliers encaisser les dégâts. C’est assez prenant à voir, surtout si on tient particulièrement à un vaisseau.

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Stellaris est dans la bonne moyenne du genre avec des graphismes corrects. On regrettera par contre quelques effets manquants comme une rotation des planètes autour des étoiles, sans doute pour une question de lisibilité. Cela entraîne toutefois quelques situations cocasses puisque dans mon système, des orbites, représentées par des courbes vertes, étaient trop proches et poseraient en vrai des problèmes de collisions … (cf image-ci dessous)

Note :

Graphismes3,5

Bande-Son/Scénario :

C’est sans nul doute le point qui m’a le plus déçu ! Si les bruitages de batailles sont très réussis, notamment l’étouffement des chocs à travers les boucliers énergétiques, les musiques d’ambiance manquent clairement d’originalité.

Là où les productions précédentes arrivaient à nous proposer des morceaux entraînants et sans trop se répéter, avec Stellaris, on tombe vite dans des musiques aux sons distordus, et surtout avec des effets sonores entendus et réentendus dans le domaine de la science fiction. Je trouve dommage que Paradox n’ait pas été plus original sur le coup, en nous proposant pourquoi pas de la musique classique, ce qui fonctionne terriblement bien dans 2001 l’Odyssée de l’Espace.

Note :
BandeSon1,75

Si Stellaris est dépourvu d’un scénario propre, à vous de l’écrire ! Sachez qu’il contient de nombreux événements aléatoires qui se déclenchent suites à des rencontres inattendues, des anomalies détectées, etc

De plus, le didacticiel déguisé devrait vous occuper quelques heures et est relativement bien écrit (une petite IA pour vous guider).

A noter, le jeu est en français et pour la première fois, la traduction est de très bonne facture ! S’il reste quelques soucis avec l’interface, ils sont minimes comparés à ce qui a pu arriver avec CK II ou EU IV surtout que les textes sont très longs et comportent des informations scientifiques importantes.

Stellaris Test 5Stellaris Test 21

Stellaris marque donc un pas dans la manière d’incorporer le joueur dans un monde vivant à travers des événements intéressants. Ainsi, vous rencontrez par exemple d’énormes amides, après les avoir exterminés (ou analysés discrètement … à vous de voir …) vous pourrez découvrir de nouvelles armes intéressantes pour votre empire !

Note :
Scenario2

Durée de vie :

Pour la durée en vie, encore une fois, pas de panique à avoir ! On peut clairement y passer des heures sans rien voir venir. Outre la partie exploration qui peut vous entraîner quelques heures en début de partie, si peu que vous commencez à nouer des relations avec les races étrangères, le jeu prend une autre dimension et vous voilà parti pour des heures de guerre, d’alliance, …

Stellaris souffre toutefois d’un rythme en dents de scie puisque tout le début peut réellement sembler long, surtout dans la vitesse de base. Mais une fois plus avancé, il vous faudra jongler avec différents paramètres et la pause sera un précieux atout.

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Notons également que Paradox a décidé d’ouvrir encore plus son titre aux mods ! Des mods Star Wars, Star Trek, Warhammer, etc ne sauront tarder et viendront encore augmenter notre capital temps sur le jeu.

Stellaris est donc, comme bien souvent avec ce genre de jeu, chronophage pour notre grand bonheur et arrive, via les recherches à se diversifier pour avoir une rejouabilité importante.

Le multijoueur, que je n’ai pas testé, devrait également vous occuper de bonnes heures en soirée avec vos amis !

Note :
Dureedevie4,5

Optimisation – Interface – options graphiques :

Comme je l’ai indiqué précédemment, la traduction française est excellente, comparativement au passé du studio et permet donc à tout un chacun de se plonger dans l’univers.

Pour l’interface, elle se rapproche de celle d’Europa Universalis IV avec les différents onglets intéressants en haut à gauche et un menu discret à droit pour gérer effectivement son empire. Un presque sans faute puisque certaines informations sont toutefois cachées via des onglets dans des menus, mais c’est une question d’habitude. Pour un joueur des wargames historiques, elle semble naturelle dès les premières minutes !

Pour les performances, pas de soucis à se faire. Je possède un écran 144 Hz et le jeu le tient relativement bien sauf lors des dézoom et autres avec des chutes à 60-80 FPS, pas de quoi se plaindre 🙂

Il reste quelques petits bugs mais vraiment rien de gênant (des missiles qui apparaissent sur la carte galactique si vous sortez rapidement d’un combat…).

Le tout est donc fini très proprement et sortira dans un état exemplaire !

Note :
OptimisationTB

Conclusion :

Stellaris est selon moi un excellent coup d’essai de la part de Paradox Interactive. Comme je le souligne dans le test, il se comporte comme un tout homogène qui ne vient presque jamais se craqueler sous les petits défauts. On pourra lui reprocher des lacunes par-ci, par-là (diplomatie, IA lors des combats) mais elles seront sans doute corrigées prochainement. Et puis, avec un excellent potentiel pour les mods, Stellaris s’annonce déjà comme un jeu à surveiller sur le long terme. Il ne faudrait d’ailleurs pas non plus oublier la politique des DLC des développeurs suédois …

Noteglobale17

  • Vidéo de découverte/présentation :

  • Images :

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Plateformes PC
Développeur Paradox Interactive
Editeur Paradox Interactive
Date de sortie 9 mai 2016
Prix (Steam) 39,99 €
Configuration recommandée Windows 7, Intel i3 2100 @ 3.1 GHz , 4 Go de RAM, Nvidia GTX 560TI, 4 Go d’espace libre

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